Casque d’Or

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17 février 2014 par biblistudio

2014 02 CASQUE D'ORCasque d’Or – Jacques Becker – 1952
Séance : 3 mars 2014 – 19h30

Inspiré librement d’un fait divers, Casque d’Or relate les amours contrariées d’une prostituée et d’un ancien malfrat. Avec ce film, Jacques Becker dresse le portrait romancé de voyous, sur fond de guinguettes de la Belle Époque.
Entre trahison et règlements de compte, Simone Signoret et Serge Reggiani nous entraînent dans un drame qui marquera leur carrière cinématographique respective. Pas étonnant, quand on sait que Jacques Becker apportait une attention très particulière à ses personnages. Il l’écrivait lui-même en 1952 dans Arts : « Les sujets ne m’intéressaient pas en tant que sujets. L’histoire (…) m’importe un peu plus, mais ne me passionne nullement… Seuls les personnages de mes histoires (…) m’obsèdent vraiment, au point d’y penser sans cesse. » C’est exactement ce qui ressort à la vision du film. Chaque personnage, même secondaire, semble avoir une existence propre et n’est pas là uniquement pour servir l’action principale. C’est également ce que souligne Jean Rabinovici : « Ce film (…) est une œuvre où tous les personnages, jusqu’aux plus petits, sont admirablement cernés. » [1]

2014 02 CASQUE D'OR3Devenu un incontournable dans la mémoire du cinéma français, Casque d’Or a pourtant reçu un accueil tiède lors de sa sortie en salles. François Truffaut nous le rappelait en 1964 « Pour tous ceux qui aiment Casque d’Or, il est évident que Simone Signoret et Serge Reggiani ont trouvé là leur meilleurs rôles même si le public français – mais non l’anglais décidément plus fin – semble avoir boudé cet accouplement paradoxal. » [2] Jean Queval, introduit sa critique par « Rarement l’éventail des opinions s’est ouvert sous un angle aussi généreux » [3] avant de faire l’inventaire des avis recueillis, du plus enthousiaste au plus perplexe et de conclure son article par « Je crains que ces admirables morceaux habilement cousus fassent un faux chef-d’œuvre, plutôt qu’une œuvre. » L’office catholique du cinéma, sous la plume d’un certain P.A., ira même jusqu’à dire « On déplorera une fois de plus qu’un réalisateur de talent ait cru bon d’aller chercher son inspiration dans le milieu des filles et des mauvais garçons. (…) Une scène de cruauté bestiale, un réalisme cru et l’étalage quelque peu complaisant des vices font déconseiller ce film. » [4]

Casque d’or fait indéniablement partie de l’iconographie du cinéma français et l’image du visage de Simone Signoret, encadré d’un nuage de cheveux blonds, vient immédiatement en tête à l’évocation de ce film. Chaque passage télévisuel apporte son lot de critiques élogieuses et c’est en ces termes que D.R. en parle lors de sa rediffusion en mars 1981 « Casque d’or est le plus beau film d’un des très grands cinéastes français, un chef-d’œuvre avec son originalité, sa grâce, sa force, son émotion bien à lui. » [5]

L’ensemble des articles cités est issu du fonds documentaire de la bibliothèque. Ils sont à votre disposition et vous pouvez venir les découvrir dans leur intégralité.
[1] Cinéma n°336 – janvier 1986
[2] L’avant-scène n°43 – décembre 1964
[3] Les cahiers du cinéma n°13 – juin 1952
[4] Fiche de cinéma n°1418 – mai 1952
[5] Cinéma n°267 – mars 1981

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