Larmes de joie

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23 décembre 2014 par biblistudio

2014 12 LARMES DE JOIE AFFICHELarmes de joie – Mario Monicelli – 1962
Séance : lundi 29 décembre 2014 – 19h30

Au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre, trois personnages vont réunir leur solitude. Tortorella, figurante de cinéma, se laisse entraîner dans un périple nocturne par Umberto, acteur de second plan et par Lello, un pickpocket à la petite semaine. Ensemble, ils vont écumer les soirées, espérant rentrer les poches pleines de quelques bijoux.

Le film ne fait pas l’unanimité lors de sa sortie en France. Les critiques s’entendent pour louer Le Pigeon, sorti en 1958, dont le succès faisait espérer, avec Larmes de joie, un film aussi sarcastique et drôle. Il n’en est rien. « Cette comédie qui se voudrait désopilante, est aussi sinistre qu’un réveillon de la Saint-Sylvestre » clame Michel Mardore dans Les Lettres françaises [1]. S’il accorde un certain crédit au jeu des acteurs, « le générique a donc permis une curieuse confrontation de monstres sacrés », il ne trouve aucune qualité au scénario qu’il qualifie d’ennuyeux. Ph. P. fait le même constat dans Image et son [2] en regrettant que le metteur en scène n’ait pas poussé assez loin son sujet. « Ainsi, certains aspects de Larmes de joie apparaissent-ils comme sortant de l’ordinaire. Malheureusement ils disparaissent dans un flot de banalités et de longueurs. Peut-être Monicelli a-t-il eu peur de ces audaces ? » Certaines plumes, moins sévères, trouvent quelques qualités au film, sans pour autant crier au génie ! « C’est Mario Monicelli qui a réalisé avec son habilité coutumière, dans le style néo-réaliste italien américanisé, cette bande sans prétention, souvent amusante, mais un peu traînarde. » souligne l’avis mitigé de M.D. dans Le Canard enchaîné [3].

2014 12 LARMES DE JOIE2Un demi-siècle plus tard, Larmes de joie ressort sur les écrans et son accueil change. De petite comédie poussive, le film passe au statut d’œuvre emblématique de l’Italie de la belle époque. « Le film commence comme une pièce de la commedia dell’arte usée où tout le monde est en surrégime, mais cette énergie un peu criarde trouve rapidement à se fondre dans les rouages d’une mécanique burlesque absolument merveilleuse de précision » [4] analyse Vincent Malausa dans Les Cahiers du cinéma. Même chose pour Lorenzo Codelli. Il conclut son article, dans lequel il décortique les références faites à la littérature et au cinéma italien (notamment la scène de la fontaine de Trevi, largement inspirée de La Dolce Vita de Fellini, sorti juste avant le début du tournage de Larmes de joie), par ces quelques mots, emprunts de nostalgie : « C’était ça l’époque bénie du cinéma italien ! » [5].

La valeur n’attend pas le nombre des années ? Ce lieu commun n’est pas de mise ici puisque tel un bon vin de garde, Larmes de joie semble pourtant s’être bonifié au cours des décennies.

Les articles cités sont issus du fonds documentaire de la bibliothèque. Ils sont à votre disposition et vous pouvez venir les découvrir dans leur intégralité.

[1] Les Lettres françaises – juillet 1962 | [2] Image et son n°155 – octobre 1962 | [3] Le Canard enchaîné – 1962 | [4] Les Cahiers du cinéma n°688 – avril 2013 | [5] Positif n°626 – avril 2013

 

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