Vidéo en Poche : quelques chiffres !

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2 mars 2015 par biblistudio

pour plus de détails sur l'initiative vidéo en poche, cliquez sur l'image

pour plus de détails sur l’initiative Vidéo en Poche, cliquez sur l’image

C’est en octobre 2010 que les cinémas Utopia démarrent la vente de films sur clé USB au format Matroska (.mkv) sous le sigle Vidéo en Poche.

Fin janvier 2015, le nombre de films s’élève à 127, plus exactement 127 fichiers, chacun pour un coût de 5 euros. Car quelques films, en particulier ceux pour la jeunesse, sont regroupés par 3 ou même 5 (par exemple Louloup et autres loups). C’est le cas aussi pour Le Mali et Martine, incluant 3 films sur le Mali (1996 à 2003). Treize courts-métrages composent Plymptoons, douze Mondo Plympton.

Environ 70 % des films Vidéo en Poche ont été projetés aux Cinémas Studio. Une majorité de ceux qui ne l’ont pas été sont des films documentaires ou des films pour la jeunesse. Il n’y a donc pas d’antagonisme entre les choix des deux structures, plutôt une grande proximité. Rien d’étonnant à cela puisque la vocation première de Vidéo en Poche est de créer un outil pour les salles de cinéma d’art et essai.

Les films proposés sont-ils des productions récentes ? Il est rare que le délai entre la sortie en salle d’un film et sa disponibilité sur Vidéo en Poche soit inférieur à un an. Seuls deux films non documentaires répondent à ce critére :
¤ I used to be darker (USA 2013 / VeP juin 2014)
¤ Royal Affair (Danemark 2012 / VeP nov. 2013).

Inversement il n’est pas rare que la diffusion Vidéo en Poche concerne un film de plus de cinq ans, voire de dix et cette tendance n’a pas fléchi depuis 2010. Plus précisement, une bonne douzaine est sortie en salle avant l’an 2000 et presque la moitié dans la période 2000-2009.
Ce délai suggére un choix raisonné, une optique « anti-box-office » et gageons que les films sélectionnés ne tomberont pas dans l’oubli aussi rapidement que la plupart de la production actuelle ô combien pléthorique.

Quelle est la provenance de ces films à l’heure de la mondialisation ? Presque  la moitié des films sont français. L’« Anglosphere » n’est pas sous-représentée (USA  17 – Canada  5 – GB 5 – Australie 1 – Irlande 1). Le monde hispanique ( Espagne 5 – Amérique latine 8) tient une place honorable. La surprise vient de l’Iran avec 8 entités mais dont 5 sont destinées à la jeunesse, regroupant plusieurs courts-métrages. La Russie, l’Inde et la Chine n’ont qu’un film chacun. Quant au Japon, sa présence se limite à une production franco-japonaise de 2012 (Tu seras Sumo).
On peut se réjouir de 3 collaborations africo-européennes :
¤ Tamani – France/Burkina Faso 2008
¤ Viva Laljérie – Algérie/France 2004
¤ Kinshasa Symphony – Congo/Belge 2011

Devant l’impossibilité de commenter chaque film (catalogue disponible en ligne et à la bibliothèque), essayons de dégager quelques caractéristiques de ce « florilège » cinématographique comme le genre des films, les thémes abordés :
– 6 films pour la jeunesse
– 7 films d’animation ou de science-fiction pour adultes
– 4 films historiques :
¤ Cabeza de vaca, drame historique de la conquista (Mexique)
¤ Rembrand Fecit 1669, peintre qui a rendu à merveille les mystères de l’âme humaine (Pays-Bas)
¤ Les Adieux à la reine (France)
¤ Royal Affair, fresque historique (Danemark)
– des fictions, comédies narratives et drames humains contemporains de toute nature
– une quarantaine de films qualifiés de documentaires dont la plupart n’ont pas été projetés aux Studio. Mais d’autres qui relatent des expériences individuelles ou dépeignent des rapports sociaux mériteraient aussi ce qualificatif : c’est le cas par exemple de Non au Mac Drive (2010), Gagarinland (2011), Moi, la finance et le développement durable (2011), Parole de Bibs (2001), Un monde sans eau (2008)… Un documentaire n’est pas synonyme d’ennui. Que dire par exemple de Terre de la Folie, récit très drolatique.

Ces films sont aussi variés que les préoccupations et champs d’action contemporains. On y trouve les thèmes suivants :
– politique : Mains brunes sur la ville
– écologique, développement durable, finances : Water Makes Money, Ma mondialisation
– violence : Armadillo
– génocide silencieux : Apaga y vamonos
– questions sociales : Les Fins de droit, Le Fond du garage, La Nana
– ethnographique : The Cat, the Reverent and the Slave, Tu seras Sumo.

Vidéo en Poche est un cinéma ouvert sur le monde et ses problématiques. Il est engagé mais sans excès d’élitisme, accessible à tous. S’y côtoient d’une part le collectif, par le documentaire et d’autre part l’individuel à travers la fiction.
Ainsi, par son mode de distribution original, Vidéo en Poche donne une deuxième chance à quelques titres parmi les meilleurs.

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