l’affiche de mars 2015 : Barberousse

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7 mars 2015 par biblistudio

akahigeL’approche du Festival International de Cinéma Asiatique de Tours réveille en nous des envies de films nippons. Qu’y a-t-il de mieux que les réalisations d’Akira Kurosawa pour représenter ce cinéma ?

Parmi une filmographie riche de 32 films, Barberousse (Akahige en VO), sorti au Japon en 1965 et en France en 1978, marque la fin d’un cycle pour le réalisateur. C’est son dernier film en noir et blanc. C’est également la fin d’une longue collaboration avec l’acteur Toshirô Mifune. Akira Kurosawa et Toshirô Mifune ont travaillé ensemble sur 16 longs-métrages. Ce dernier est à l’origine de la discorde qui va les séparer. Pour les besoins du rôle, Mifune est contraint de garder la barbe pendant les 2 années que dure le tournage. Cette transformation physique l’empêche de tourner dans d’autres films et le met dans une situation financière précaire dont il rend Kurosawa responsable. De son côté le réalisateur révèle que Mifune est devenu difficile à diriger et qu’il n’a pas donné à son personnage la couleur que le réalisateur avait imaginé pour lui.

L’affiche française naît sous les pinceaux de Bernard Dufour, peintre abstrait et figuratif, né à Paris en 1922. La majeure partie du visuel est occupée par le visage de Barberousse, dont la barbe s’étire et envahit toute la partie basse. Trois autres personnages sont représentés : deux à l’intérieur de la masse sombre de la barbe, comme s’ils venaient s’y réfugier pour chercher la protection du personnage, et un dernier, en haut à droite, dans une attitude de déférence. Aucun élément ne donne d’indication sur le sujet du film, ni sur l’histoire, ni sur l’époque. Seules des impressions de dureté, de tourmente émanent du graphisme sombre et du regard du visage principal.
Bernard Dufour a travaillé de façon très épisodique pour le cinéma. On lui doit également les affiches de Padre Padrone (Paolo Taviani, 1976), de Regards et sourires (Looks and Smiles de Ken Loach, 1981). Ses mains font une apparition sur les écrans de cinéma dans La Belle noiseuse (Jacques Rivette, 1991) pour les scènes de dessin en gros plan. Ce sont également ses tableaux que l’on voit dans le film.

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