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16 janvier 2016 par biblistudio

BOStar Wars, Un homme et une femme, In the Mood for Love, La Dolce Vita, Psychose. Quel rapport peut-il bien y avoir entre ces films ? Apparemment aucun : époques différentes, thèmes éloignés, réalisateurs divers… Alors pourquoi cette sélection ? Et si on ajoute : John Williams, Francis Lai, Shigeru Umebayashi, Nino Rota, Bernard Herrmann.
Cela ne vous dit rien non plus et malgré tout, ces films auront laissé dans votre mémoire une trace… musicale. Eh oui, si ces films furent de grands succès c’est aussi grâce à leurs bandes originales (BO) et à leurs compositeurs cités ci-dessus.

Au début du cinéma, pas de son mais une musique jouée dans la salle pour « couvrir le bruit du projecteur, rassurer les spectateurs dans le noir… occuper l’oreille pour libérer l’œil… » écrit Gilles Mouëllic dans La musique de film pour écouter le cinéma. Puis la musique symphonique devient l’image de marque des studios hollywoodiens et arrive le succès des comédies musicales d’avant-guerre.
Dans les années 50 les ventes de disques jouent un rôle non négligeable dans les options musicales des cinéastes, « une mélodie aisément mémorisable pouvant aider un lancement commercial » précise G. Mouëllic (par ex. l’air de guitare de Jeux interdits). Mais si la question d’une musique originale se pose au réalisateur, doit-il choisir une orchestration, une chanson, un morceau de jazz… ?

L’alchimie est mystérieuse entre un film et sa BO « Alors que tous les techniciens et
acteurs doivent se fondre dans l’univers de leur réalisateur, le compositeur est le seul
membre de l’équipe à pouvoir légitimement créer son propre univers… » écrit Vincent
Perrot dans son livre B.O.F. Si certains réalisateurs écrivent eux-mêmes la musique de leur film (tel Charlie Chaplin ou Clint Eastwood), la plupart du temps ce sont deux personnes distinctes qui travaillent ensemble et des couples célèbres se forment : John Williams et Steven Spielberg (26 fois), Federico Fellini et Nino Rota (15 fois), François Truffaut et Georges Delerue (10 fois).
Les modalités d’apparition de la musique dans un film sont très variables selon que c’est l’action et le suspense que l’on veut accentuer (Goldfinger), le romantisme et la nostalgie (Out of Africa), la peur (Psychose), l’étrangeté de la situation (Paris, Texas) qu’il faut souligner.
Alexandre Desplat (César de la meilleure musique originale pour Sur mes lèvres) explique même que « son but en composant pour le cinéma et en travaillant en complicité avec un metteur en scène, c’est de faire apparaître des choses que l’image ne montre pas ».
Laissons la conclusion à G. Mouëllic « les collaborations régulières entre un metteur en
scène et un compositeur sont souvent jugées exemplaires mais la seule règle de réussite est la véritable rencontre entre deux univers créatifs ».

Les livres cités dans l’article sont disponibles à la bibliothèque des Studio parmi d’autres au rayon « pratiques du cinéma ».

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