Ken Loach, cinéaste engagé

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10 décembre 2016 par biblistudio

kenloachRares sont les films qui déclenchent en fin de séance les applaudissements du public : c’est pourtant ce qui s’est passé à plusieurs reprises aux Studio pour le dernier film de Ken Loach Moi, Daniel Blake.
Applaudissements mêlés à des froissements de mouchoirs, signes de l’émotion qui a étreint les spectateurs tout au long de la projection. Ce n’est pas le seul film de ce cinéaste qui provoque une réelle empathie avec des personnages pour la plupart issus d’une classe sociale défavorisée.
Qu’en est -il de la trajectoire de ce jeune homme de 80 ans, toujours engagé, salué à Cannes par deux fois (Palme d’or pour Le Vent se lève en 2006 et pour Moi, Daniel Blake en mai dernier) ?

Paradoxalement, peu d’écrits en langue française sont consacrés à cet immense cinéaste dont les films sont bien mieux accueillis en France qu’en Grande-Bretagne. La bibliothèque des Studio les propose, en consultation ou en prêt :
Par ordre de parution, la brochure Images (1997) approfondit l’aspect documentaire de l’œuvre de Ken Loach indéniablement marquée par son activisme militant, comme lorsqu’il soutient la lutte des mineurs lors des grèves héroïques dans les années 80 entre autre. Le titre d’un de ses films tourné à cette époque et montré à la BBC résume son engagement : Which Side Are You On ? [ de quel côté êtes-vous ? ]

Plus tard (2004) Erika Thomas, chercheuse et enseignante universitaire, publie Le Cinéma de Ken Loach, misères de l’identité professionnelle, court ouvrage de 100 pages, qui montre comment, dans chacun de ses films, le réalisateur dénonce les normes du néolibéralisme et ses conséquences sur les structures et institutions ainsi que sur les personnes les plus vulnérables. Ce livre est suivi en 2007 par L’Univers de Ken Loach, engagement politique et rencontre amoureuse. Les personnages, des laissés-pour-compte du libéralisme sont appréhendés comme de véritables Sisyphes des temps modernes, des piétinés qui tentent de déguiser une honte morale et existentielle. D’ailleurs ce révolté est souvent appelé « the social worke » du cinéma britannique et c’est cette caractéristique qu’approfondit Francis Rousselet dans son livre Ken Loach, un rebelle.

Un seul ouvrage met en scène Ken Loach directement. Dans Défier le récit des puissants, il livre tout au long d’un entretien avec Frank Barat, sa vision engagée de l’art et crie une fois de plus sa colère : « Si on ne se bat pas qu’est-ce qui reste ? » dit-il au journaliste.
Laissons-lui encore la parole quand il proclame l’urgence de la lutte, à la fin de cet ouvrage : « Comment réagir ? Il faut analyser la situation et organiser la résistance, il faut se défendre contre chaque attaque et être solidaires de ceux qui sont le plus menacés… L’art peut servir de détonateur, être l’étincelle qui met le feu aux poudres. Ensuite, c’est à nous de tout faire pour entretenir ce feu, cette colère, et la transformer en mouvement global qui mènera à un changement radical, en profondeur, de notre société toute entière ».

Bien sûr, on trouvera en bibliothèque, tout un dossier de presse sur Ken Loach (au sous-sol), et de nombreuses revues qui présentent plus particulièrement des articles sur Moi, Daniel Blake.

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