du nouveau dans nos rayonnages : John Ford et les Indiens

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13 avril 2017 par biblistudio

« Je m’appelle John Ford et je fais des westerns » : ainsi aimait à se présenter l’un des plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma. Qui dit western dit Indiens et il se trouve que ceux-ci sont les grands oubliés des biographies du cinéaste.
Ce n’est plus le cas désormais, grâce à Arnaud Balvay et Nicolas Cabos, auteurs passionnés de l’ouvrage John Ford et les Indiens que vient d’acquérir notre bibliothèque.
En 1938, alors qu’il est à la recherche d’un lieu pour tourner La Chevauchée fantastique qui va relancer le western, (à noter que c’est son premier western parlant) John Ford découvre le site grandiose de Monument Valley et ses habitants : les Indiens Navajos.
Au départ, sa démarche est artistique avant d’être humaine : il recherche des hommes capables de monter à cheval et qui ont avant tout « une gueule ». Après ce premier contact, Ford et les Navajos s’illustrent chacun de son côté pendant la Seconde Guerre mondiale puis ils se retrouvent en 1946 pour La Poursuite infernale.

Jusqu’à la fin de sa vie en 1973, John Ford tournera sept autres films avec les Navajos. Au cours de ces trois décennies, le réalisateur et les Amérindiens ne cesseront de se découvrir mutuellement et noueront des liens forts et durables. Ces relations feront évoluer les conceptions de Ford au sujet des « Native Americans » tout en améliorant la vie matérielle des Navajos.
Preuve s’il en est que le cinéaste ne méprisait pas ces derniers comme certains clichés le laissent croire. Il parlait d’eux en disant « ma propre tribu », les Indiens de leur côté l’appelaient « Papy » !

En s’appuyant sur les archives du réalisateur et des témoignages inédits et exclusifs (les auteurs se sont rendus sur place pour interroger les descendants de ceux qui avaient participé aux films de John Ford), le livre fort bien documenté et agrémenté de très belles photos raconte cet âge d’or vu des « deux côtés de l’épopée » comme disait Ford.

Alors citons cette critique élogieuse parmi d’autres : « Je ne peux que conseiller ce livre à tous les amateurs non seulement de Ford mais plus généralement de western. Ainsi […] qu’à tous ceux qui désirent en savoir un peu plus sur les Navajos. Car les voir à l’écran c’est bien mais savoir comment ils ont vécu les tournages et surtout comment ils ont survécu loin des caméras c’est mieux. » Philippe Durant

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