du nouveau dans nos rayonnages : Jane Campion par Jane Campion

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5 mai 2017 par biblistudio

Une femme qui a été récompensée par la palme d’or au Festival de Cannes (La Leçon de piano – 1993), c’est rare, c’est même exceptionnel : elle est la seule !

Un livre où chacune de ses oeuvres est décrite et commentée par la réalisatrice elle-même, c’est éclairant sur le parcours unique et passionnant de cette Australienne née en Nouvelle-Zélande qui a réalisé 9 courts métrages, 8 films et une série de 7 épisodes.
Pour qualifier son travail, Michel Ciment indique que « l’œuvre de Jane Campion est intimement liée à son parcours biographique, non sous la forme de l’autofiction mais par une série de condensations, d’allusions, de transferts, sans compter les identifications fréquentes à ses héroïnes ».
Aussi bien dans La Leçon de piano que dans Portrait de femme ou Bright Star, pour ne citer que ses films les plus connus, les héroïnes luttent pour leur autonomie psychique et sensuelle.
Pour autant, elle n’est pas la porte-parole du « film de femme », elle déclare : « Je ne crois pas que je projette mes fantasmes dans ces personnages, et de toute façon je ne sais pas qui je suis. Nous sommes ce que nous faisons » ou encore « c’est difficile d’être un homme ou une femme et personne ne s’en tire à la perfection ».
Car Jane Campion est d’abord un être subtil, libre, elle n’aime pas expliquer, rationaliser, elle n’a pas de théorie de cinéma. Elle dit : « Je déteste qu’un metteur en scène veuille me faire éprouver à tout prix une émotion. Qu’il me raconte son histoire et je ressentirai ce que je veux ».
Même vis-à-vis de son métier, elle garde une indépendance farouche, n’a pas de plan de carrière, elle a été capable d’arrêter le cinéma plusieurs années pour élever sa fille.

Le livre (223 pages) est illustré de très nombreuses et belles photos de tournage ou de plateau d’actrices telles : Holly Hunter, Nicole Kidman, Kate Winslet, Meg Ryan, etc. ainsi que des décors souvent somptueux car la nature est toujours fortement présente dans ses films. Holly Hunter raconte : « Jane établit une relation particulière avec le paysage, comme s’il s’agissait d’un personnage central. Dans ses yeux, il y a du mystère et de l’inconnu, de l’appréhension et de la sexualité, comme chez tout être humain ».
Ce livre nous fait donc découvrir une femme intelligente et sensible.

Le dernier mot à Jane Campion : « Personnellement, je sens en moi, entre autres choses, deux forces principales que me guident : l’excitation de découvrir la vérité des choses et des êtres, où qu’elle se trouve, et le désir d’être aimée ».

Jane Campion par Jane Campion par Michel Ciment – Édition Cahiers du Cinéma est disponible à la cote 791.434.1 CAM

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