l’affiche de février 2018 : Les Uns et les autres

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12 février 2018 par biblistudio

Les Uns et les autres, sorti en 1980, est un film de profusion : profusion des acteurs d’abord. Claude Lelouch annonce 120 comédiens, 200 danseurs et 10000 figurants dans la bande annonce du film. Profusion des lieux de tournage ensuite : France, Russie, Allemagne, États-Unis, chacun est le fief d’histoires familiales qui finiront par converger toutes en un seul lieu : Paris. Les Uns et les autres est aussi un film de mouvements. La caméra de Claude Lelouch virevolte au rythme des chorégraphies, se promène au milieu de la foule et privilégie les travellings plutôt que les plans fixes.

René Ferracci mélange l’illustration et la photo sur cette affiche qui condense tout ce qui caractérise ce film. Le mouvement est représenté par le crayonné du dessin central qui donne une illusion de grande vitesse. La guirlande de portraits qui occupe la partie supérieure de la composition s‘envole comme un jet d’images expulsé d’un canon. Un souffle d’air et on imagine les personnages tourbillonner et se croiser au gré du hasard, comme ils le font dans le film. De par leur nombre, ces mêmes portraits illustrent la longue liste du casting. Même si la taille de certains est plus imposante que les autres, aucun n’occupe suffisamment d’espace pour préfigurer un rôle principal. Cette impression est renforcée par la typographie utilisée pour lister les acteurs : elle est de même taille pour tous et les quatre premiers de la liste ne sont pas les quatre premiers sur la ribambelle de portraits.
On retrouve également sur l’affiche l’étendue géographique de l’action par les monuments très faciles à identifier : la tour Eiffel plus imposante que les autres monuments, puis la porte de Brandebourg et la statue de la Liberté.

Cette affiche livre finalement de nombreux détails mais ne dévoile rien de l’intrigue. L’impression générale n’invite pas à la comédie. On peut imaginer la Seconde Guerre mondiale en toile de fond par les trois rayons lumineux qui se projettent vers le ciel, procédé déjà utilisé dans d’autres films de cette période mouvementée. La caméra et le micro quant à eux caractérisent le monde du spectacle. Par contre, les visages en plans serrés ne laissent apparaître ni vêtements, ni détails de coiffures pour aider à situer l’époque.

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