rencontre avec Frank Lafond du 09/02/2018 : compte rendu

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17 février 2018 par biblistudio

Frank-LafondRencontre avec Frank Lafond : Samuel Fuller et la presse – 9 février 2018

Frank Lafond, chargé de cours à l’université de Strasbourg, est venu en février nous présenter le célèbre cinéaste Samuel Fuller (1911-1997) sur le parcours duquel il vient d’écrire un livre Samuel Fuller – Jusqu’à l’épuisement, reliant encore une fois l’écrit et l’écran dans une rencontre de la bibliothèque des Studio.
Il le fait sous un angle original : les rapports de Samuel Fuller avec la presse et « les origines formatrices » comme le précise le réalisateur Jim Jarmush dans la préface du livre.
À ses tout débuts professionnels (il a 17 ans) il est reporter criminel dans un tabloïd, le New York Evening Graphic. Ce journal fait partie du courant « yellow journalism » de mauvaise réputation mais qui lui apprend à être imaginatif. Dans ce type de journal, les événements sont mis en page d’une façon innovante (très gros titres, illustrations), les informations sont distillées sous forme d’épisodes comme dans un roman-feuilleton tenant le lecteur en haleine et donnant plus à voir qu’à lire.
La carrière de journaliste de S. Fuller se poursuit jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale mais en même temps il participe à de nombreux scénarios, il écrit plusieurs romans. Il sera le producteur de bon nombre de ses films (une trentaine) et le scénariste de presque tous. Mais qu’elle a donc été l’influence de son premier métier sur son travail au cinéma. On peut citer quelques exemples :
La nécessité d’écrire des scénarios originaux et non des adaptations d’œuvres préexistantes ; la logique du scoop ; le choix d’un matériel publicitaire qui souligne l’actualité du film ; les nombreux personnages de journalistes, correspondants ou attachés de presse dans les films ; les choix graphiques semblables à ceux des tabloïds comme par exemple l’insert d’images des « unes » des journaux utilisées pour concentrer le temps et l’espace de la narration ; la confrontation à la violence qui prend de court le spectateur (S. Fuller aura d’ailleurs fort affaire avec le Code Hays, la censure américaine en vigueur de 1936 à 1964).
Le livre de F. Lafond est une recherche originale sur S. Fuller « artiste iconoclaste et personnage tout à fait unique » comme l’écrit Jim Jarmush.

La soirée se poursuit avec la projection des Bas-fonds new-yorkais, film de 1961 pour lequel F. Lafond dévoile aux spectateurs comment les principes de mise en scène exposés dans sa conférence sont incarnés dans le film.

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