Les animaux au cinéma (3)

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25 juin 2018 par biblistudio

Sur le même sujet, deux précédents articles à consulter :
1) les animaux dans les films d’animation
2) les animaux dans les documentaires

3. L’ animal est un acteur comme les autres
Suite et fin de notre série sur les animaux au cinéma.

Comme dans les films d’animation puis les documentaires, les animaux sont très tôt des personnages récurrents dans les films de fiction sur petit et grand écran et deviennent des stars.
Le premier, le chien Rintintin apparaît en 1923, la guenon Cheetah accompagne J. Weissmuller/Tarzan dans les années 30 puis c’est la chienne Lassie qui crève l’écran en 1943 et ainsi de suite (l’orque Willy, le faucon de Kes, le chien Beethoven, le cochon Babe, etc.) jusqu’au chien Uggie qui obtient la « Palme dog » pour son rôle dans The Artist de M. Hazanavicius et a son empreinte sur le fameux trottoir des célébrités à Hollywood. Mais comment devient-on acteur quand on est animal ? Comment sont-ils choisis ? Est-ce une vocation ? Ont-ils un talent inné ou s’agit-il d’un travail ?
Avant le casting, le processus de professionnalisation passe par des étapes successives chez le dresseur : la sélection, la « socialisation » qui est la période de formation où l’animal s’imprègne de la présence humaine puis l’évaluation. Sa carrière terminée, il sort du monde du travail et profite d’une forme de retraite ! *
Participer à un tournage c’est, pour l’animal, être en présence d’une équipe technique, de matériel de captation de l’image et du son, de lumières puissantes, de décors (éventuellement un fonds vert pour les effets spéciaux). Il doit donc être préparé pour répondre à ces exigences et très souvent sur une courte durée.
Pour parvenir à une réelle performance, ses prestations tiennent à son talent et à la complicité du dresseur. La motivation ne se limite pas seulement à une récompense – alimentaire ou autre – mais exige un véritable lien d’affection. L’expérience fait le reste.
À la fin d’un générique vous avez sûrement lu « aucun animal n’a été maltraité ». Depuis les années 1970, les associations de défense des animaux ont créé un label qui n’est pas obligatoire mais a un impact sur le public et donc incite les professionnels à un plus grand respect de l’animal.
Si certains animaux deviennent célèbres et peuvent « gagner » de véritables fortunes (aux USA, certains ont même des agents qui négocient leurs salaires), leur travail porte les mêmes enjeux que le travail humain. Il doit répondre aux mêmes besoins fondamentaux que chez l’homme : engagement subjectif et soif de reconnaissance.

*Plus d’informations dans le dossier thématique disponible à la bibliothèque

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