dans nos rayonnages : l’image de l’enfant au cinéma

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27 septembre 2018 par biblistudio

C’est une ribambelle de jeunes acteurs, célèbres ou moins connus, qui nous entraînent à travers ce livre consacré au thème de l’enfant au cinéma.
François Vallet, l’auteur, nous présente la plupart d’entre eux dans la première partie Un siècle d’enfance. Le premier de tous, bambin en barboteuse avalant sa bouillie, est filmé l’été 1895 par l’appareil inventé depuis peu par Louis Lumière.
Ces balbutiements de l’enfance filmée deviendront langage plus structuré : en France chez Feuillade entre autres et son interminable série de Bébé, en Amérique dans les films de Griffith, pour aboutir à l’avènement du premier enfant-étoile Jackie Coogan dans The Kid de Chaplin.
Au fil des pages c’est l’Histoire du cinéma que nous parcourons, jalonnée de visages juvéniles souriants ou graves, Shirley Temple, Judy Garland, Mickey Rooney, les Chiche-Capons des Disparus de Saint-Agil, Bruno du Voleur de bicyclette, le minois tourmenté de Brigitte Fossey de Jeux interdits. Ils peuvent être inquiétants dans Le village des damnés, L’Autre, L’Exorciste, ou joyeux comme le Petit Gibus de La Guerre des boutons ou Momo de La Vie est un long fleuve tranquille.
François Vallet convoque ensuite Les metteurs en scène de l’enfance, « Chacun de ces cinéastes a mis à jour des faces distinctes de l’enfance, qui renvoient aussi à ce que nous sommes : Truffaut pour la peinture de l’enfance sauvage, insoumise ; Comencini pour la prédominance du cœur, des sentiments ; Tarkovski pour la représentation d’un monde onirique et magique ; Bergman pour l’obsession de la mémoire ; Wenders pour la quête initiatique. »
Le triangle cinéaste-enfant-caméra est dessiné par l’auteur dans la troisième partie, figure géométrique à l’intérieur de laquelle se développent « la relation fondamentale que l’enfant entretient avec le cinéma, l’approche du metteur en scène, son choix des enfants pour le casting, les rapports qu’ils établissent l’un et l’autre… » Bertolucci, Wargnier, Mulligan ou Truffaut, entre autres, témoignent de leur expérience sur les plateaux de tournage, de la façon propre à chacun de diriger ces comédiens si particuliers. « Tourner avec des enfants, c’est une grande tentation avant, une assez grande panique pendant […] et une immense satisfaction après. » précise l’auteur des Quatre cents coups.
Le livre se termine avec Le cinéma et les lieux de l’enfance. Éléments, sphères, mondes réels ou imaginaires, avec beaucoup de pertinence F.Vallet illustre ces thèmes d’une foule impressionnante de films emblématiques, citons au hasard : l’air (L’Histoire sans fin), l’eau (La Nuit du chasseur) la famille (Le Lieu du crime), l’école (Zéro de conduite), la guerre (Au revoir les enfants), la mémoire (Cinéma Paradiso)…
« Réinvention permanente, émerveillement face à la première image du monde, l’enfance cesse d’être une simple représentation, un âge dans la vie. Elle est un art. » Ainsi conclut l’auteur dans cette histoire de la relation entre l’enfant et le cinéma. COTE : 791.435 VAL 23

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