Video en poche : Le Voyage de Lucia

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19 avril 2019 par biblistudio

Le  voyage de Lucia

Film de Stefano Pasetto | Italie, Argentine
Sortie : 2011 | Durée : 1h32
Avec : Sandra Ceccarelli, Francesca Inaudi, César Bordón

L’une s’étiole dans sa vie, comme le ferait un bibelot posé sur une étagère : tellement bien à sa place qu’il en devient presque invisible pour son entourage. Usée par un désir d’enfant non assouvi, elle pose un regard teinté de tristesse sur les choses de la vie. L’autre semble n’obéir à aucune règle, ne veut être amarrée par aucune attache -sentimentale comme professionnelle – et traverse la vie, guidée par son instinct et ses impulsions. L’univers de l’une est conformiste, aussi lisse et froid que celui de l’autre est composé de bric et de broc. La vie décide de les mettre sur la même route…
Dans ces deux parcours si différents, il y a en commun un rapport difficile aux hommes. Lucia, la quarantaine, mariée à un médecin, subit le regard de ce mari qui ne sait pas l’aimer et qui ne comprend pas qu’elle ait besoin d’exister en dehors de leur couple. Léa, la vingtaine décomplexée, vit avec un tatoueur. Elle gesticule pour se faire remarquer de son père, aussi absent à l’image qu’il l’est dans sa vie, négligeant l’homme qui vit à ses côtés. Faut-il parfois partir pour mieux revenir ? C’est la voie que propose d’explorer Stefano Pasetto en entraînant les deux femmes loin de leur quotidien.
Réalisateur méconnu en France et dont c’est le deuxième film, Stefano Pasetto pose un regard presque sensuel sur ses deux actrices, les promenant d’un univers urbain où débute l’histoire vers la Patagonie, dans un espace sauvage et déserté des hommes. Il les sublime, les frôlant avec sa caméra. L’interprétation de Sandra Ceccarelli et de Francesca Inaudi, deux actrices italiennes, est douce, et porte avec justesse l’histoire d’amour qu’elles vont partager. Une histoire, comme une parenthèse nécessaire, un moment en dehors du temps qui leur montre la voie à suivre.
La symbolique du bateau et des grandes étendues d’eau est souvent employée pour marquer le départ vers une vie nouvelle. Ici pourtant, le voyage est immobile puisque le rafiot ne quitte pas la plage, la quête est intérieure. On sait peu de choses sur le parcours des deux femmes, avant leur rencontre. Le film laisse la porte grande ouverte quant à leur vie d’après et se concentre sur une tranche de vie, catalyseur d’un lendemain à la mesure des aspirations de Lucie et Léa. C’est tout ce qu’on leur souhaite.

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