le cinéma français : l’après-guerre et la qualité française (1945-1958)

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2 février 2020 par biblistudio

L’après-guerre et la « qualité française » (1945–1958)

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans nos quatre précédents articles (disponibles sur http://www.studiocine.com/bibliotheque.html) nous avons déroulé le cinéma de ses débuts en 1895 à la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui envisageons la suite de l’histoire jusqu’au « séisme » de la Nouvelle Vague des années 60.
En 1945, André Malraux, alors Ministre de l’information en charge du cinéma, découvre que, si le cinéma est un art et une industrie, il est surtout un commerce et la bataille pour contrôler le marché des films est aux dimensions de la planète. Or, au sortir de la guerre, le cinéma français est sinistré, le matériel est obsolète.
La loi du 26 octobre 1946 va créer le CNC (Centre National de la Cinématographie), établissement public doté d’un budget qui va aider financièrement les producteurs et les exploitants de salles et permettre de limiter l’hégémonie du cinéma américain en France. Cette réforme originale unique en Europe et les suivantes permettront la pérennité du cinéma hexagonal.
Le cinéma d’après-guerre est assez frileux, corseté par la censure qui n’aime pas qu’on aborde l’actualité et les séquelles de la guerre : la collaboration, le marché noir, la guerre froide, la guerre d’Indochine puis celle d’Algérie, la décolonisation en général. Le renouveau va venir de jeunes comédiens (Gérard Philipe, Simone Signoret…) et du début des tournages en extérieur mais ignore le néo-réalisme à l’italienne. C’est l’époque de la « qualité française » : un travail d’artisans (plutôt que d’artistes) mais c’est devenu un qualificatif assez péjoratif.

Néanmoins les grands cinéastes confirmés sont toujours très actifs, réalisant quelques chefs d’œuvre. Citons parmi d’autres : La Bataille du rail de René Clément et La Belle et la bête de Jean Cocteau en 1946, Le Diable au corps de Claude Autant-Lara en 1947 ou Jeux interdits de René Clément en 1952… mais les spectateurs du samedi soir, plus nombreux que jamais – 40 millions chaque année – se divertissent de comédies avec Fernandel et Bourvil ou de parodies de polars.

Puis de grands noms entrent en scène : Henri-Georges Clouzot, Jacques Becker, Max Ophuls, Robert Bresson, Jacques Tati. Ce sont des cinéastes singuliers et inventifs. Un phénomène nouveau apparaît : la cinéphilie, une petite révolution culturelle alimentée par les ciné-clubs, les comités d’entreprise, les établissements scolaires, phénomène entretenu par des revues spécialisées : L’Écran français, La Revue du cinéma puis Les Cahiers du Cinéma et Positif.
Une mutation imminente est annoncée : la « Nouvelle Vague ». Ce sera l’objet de notre article du mois prochain.
C’est grâce aux nombreux livres disponibles à la bibliothèque que nous avons pu écrire nos articles en particulier Histoire du cinéma français de Jean-Pierre Jeancolas.

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